Plan climat

Mené par les établissements publics de coopération intercommunale, le plan climat air énergie territorial (PCAET) est le document-cadre de la politique énergétique et climatique d’un territoire. En ces temps de dérèglement climatique et de biodiversité en berne, Couesnon Marches de Bretagne s’est saisie de l’opportunité pour élaborer un projet territorial de développement durable, construit main dans la main avec l’ensemble des acteurs locaux.

Objectifs et organisation

Le PCAET s’attaque à quatre objectifs principaux :

  • Réduire nos émissions de gaz à effet de serre et nos consommations d’énergie.
  • S’adapter et anticiper le changement climatique.
  • Substituer aux énergies fossiles notre énergie renouvelable.
  • Améliorer la qualité de l’air au sein de nos lieux publics.

Diagnostic – Stratégie – Actions, une valse à trois temps

Trois phases ont marqué l’échafaudage du dossier PCAET sauce Couesnon. Au commencement, le diagnostic clôturé en janvier 2019 s’est affairé à éclairer les caractéristiques locales. Puis la stratégie, déposée mi-mai et déclinée en quatre axes, est venue organiser les actions. Enfin, la phase de proposition d’actions, validée dans son entièreté fin octobre de la même année par le conseil communautaire, contient une série de projets classés par axe. Chacun d’entre eux sera ensuite recensé et évalué grâce à l’outil Climat Pratic.

À noter : le dépôt du PCAET auprès de l’autorité environnementale devra intervenir d’ici au 31 janvier 2020.

Quatre axes, une foule de projets et d’idées

À quoi pourrait ressembler le bourg idéal ? On s’y déplace de façon douce. Les propriétaires de logements anciens ou inadaptés sont amenés vers des solutions de réhabilitation, comme l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH). Les autres bâtiments se révèlent exemplaires en termes d’émission de gaz à effet de serre (GES). Le bâti nouveau accueille des installations d’énergies renouvelables (ENR), et se compose d’un tiers d’éco-matériaux. Pour finir, l’éclairage public est adapté à toutes les situations.

Alors, douce rêverie ? Pas si sûr…

Photovoltaïque, solaire thermique, éolien… Depuis quelques années, les installations d’ENR fleurissent sur notre territoire. L’OPAH œuvre à améliorer le quotidien des propriétaires qui répondent à ses conditions de ressources. « Du reste, ce n’est pas le seul programme d’amélioration du bâti mis à disposition », précise Xavier Saint Mleux, vice-président à l’urbanisme. Initier le changement par ses propres constructions et accompagner les privés demandeurs, tel est le mantra de Couesnon Marches de Bretagne. Côté éco-matériaux, Ecobatys (pour les entreprises, cliquez ici pour vous rendre sur le site dédié) ou Renobatys (pour les particuliers, cliquez ici pour vous rendre sur le site dédié) dispensent de précieux conseils et tendent la main à tous les projets !

« Services publics, travail, commerces : l’éloignement des citoyens par rapport à ces services renforce les émissions de GES, constate Henri Rault, vice-président à l’environnement. De notre côté, nous visons les objectifs de la stratégie nationale bas carbone ».

Pour battre en brèche cette dépendance aux véhicules à moteur thermique, qui côtoie de près la problématique prégnante de l’autosolisme (un conducteur par voiture), un plan de mobilité rural va sortir de terre ces prochains jours. Les agriculteurs et chefs d’entreprises seront une nouvelle fois associés aux discussions.

Le recours aux usages tels que le télétravail, la visioconférence et autres outils numériques pourrait être évoqué, ainsi que la montée en puissance de solutions de mobilités actives et décarbonnées : vélo à assistance électrique, véhicule électrique ou roulant au GNV, moins polluant. Parmi les autres solutions envisagées, l’utilisation plus fréquente de la livraison à domicile et la multimodalité sont aussi dans les cartons.

Du côté des exploitants agricoles, la première action mise sur la table consiste en un inventaire des démarches existantes, contributions directes au PCAET. Car loin de l’image d’Épinal qui leur collerait aux bottes, les agriculteurs se bougent pour le climat !

Parmi les idées retenues, celle de favoriser ou de guider les exploitations qui prennent soin des sols a le vent en poupe. En effet, « ces derniers sont un réservoir de carbone essentiel pour le climat », éclaire Henri-Pierre, en charge des opérations rurales. Les autres pistes s’intéressent à la production d’ENR, notamment via le projet de méthanisation du territoire et au développement de la filière bocage. Le bocage appelant la filière bois, énergie et bois d’œuvre, Denis, chargé de mission sur le sujet, nous confie qu’« en termes de préservation de la ressource, réfléchir à l’intégration du bois local dans les aménagements semblerait judicieux, avec pourquoi pas une labellisation à la clé ».

Un projet d’avenir qui n’empêche pas de poursuivre les efforts de sensibilisation à notre environnement !

La stratégie du Plan climat consacre une belle place au développement de filières de production locales. « Réfléchir de façon concertée avec des personnes qui connaissent les mêmes problématiques de métier que nous, le progrès passe par là », affirme Louis Dubreil, président de Couesnon Marches de Bretagne. « Les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits locaux, pourquoi pas bio. Valoriser le savoir-faire et l’économie locale contribue à cette même approche », poursuit Vincent, responsable du pôle économie-tourisme.

Couesnon Marches de Bretagne collabore depuis sa création avec les acteurs agricoles du territoire. La comcom’ souhaite aujourd’hui développer un Projet alimentaire territoriale (PAT), miroir local de la loi EGALIM et du programme national du même nom (voir le site dédié en cliquant ici). « Cet axe fort soupèsera plusieurs problématiques autour de l’alimentation sur notre territoire : renforcer l’ancrage territorial, favoriser l’approvisionnement local et faire progresser la part des produits durables dans la restauration collective », résume Henri Rault.

Mais d’autres tendances s’affirment, et parmi elles… Le réemploi, pour viser le « zéro déchet » ! En l’espace de quelques mois deux « donneries » ont ouvert leurs portes sur le territoire, une à Rimou, l’autre à Maen Roch – Saint-Étienne-en-Coglès. Dans cette optique, la maxime des « 5R » peut guider vos pas : refus de l’inutile, réduction, réutilisation, recyclage et retour à la terre de ce qui peut l’être.

Un territoire de plus en plus économe en ressource ? Cet horizon est défendu par un autre partenaire de la comcom’, le Smictom (voir le site dédié en cliquant ici), qui multiplie les initiatives sur cette thématique. Preuve une nouvelle fois que la bataille du PCAET se mène avec plusieurs cordes à son arc !

 

Construit en ronde, arbitré au carré

« Tu connais Ouest Go ? Le site [ à retrouver en cliquant ici ] de cette plateforme de covoiturage portée par des collectivités est vraiment top ! » Tout sourire, Florent, chargé des mobilités, prodigue ce conseil sur la table thématique du même nom au cours d’un des ateliers PCAET. Une méthodologie retenue à la suite des phases de diagnostic et de stratégie qui a réuni membres du conseil de développement, chefs d’entreprises, élus et agents municipaux et communautaires et grand public. L’objectif ? Créer des échanges entre ces publics afin de faire émerger des actions.

Pour faire avancer son Plan Climat, Couesnon Marches de Bretagne a choisi de jouer la carte du facilitateur, en réunissant à sa table des convives qui, en majorité, œuvrent déjà à changer les choses.

« Plusieurs intérêts à une démarche de ce genre, assure Claire, chargée de transition énergétique : on informe pour sensibiliser, on discute des problématiques de chacun, on voit ce qu’on peut changer pour aller dans le bon sens dans un rapport gagnant/ gagnant, et ainsi on mobilise » ! Alors, le tour est joué ? N’allons pas jusque-là, mais la méthodologie fait florès.

Construire à plusieurs d’accord, mais qui arbitre ? Le conseil communautaire, pardi ! Car le PCAET engage la communauté de communes, chargée de la tenue du dossier.

Un arbre décisionnel précise la place occupée par les acteurs consultatifs (la société civile), celle de ceux qui valident les étapes (conseil communautaire, préfet de région, président du conseil régional) et les circuits les reliant.

A noter : le PCAET s’inscrit dans un travail mené de concert avec la Région Bretagne dans le cadre de la démarche Breizh Cop (voir le site dédié en cliquant ici).

 

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